Déficit de l'Attention et des fonctions exécutives avec/sans Hyperactivité, Impulsivité...

 

 

Parcours de diagnostic et de prise en charge

  • Si on indique généralement en France que ce trouble touche entre 3 et 5% des enfants, les USA parlent de presque 9% en 2011 et de 14,6% pour les enfants de l'Etat de l'Arkansas (lire ici). Au colloque de 2016 à Bruxelles, le Dr. Rhida Joober indiquait que 8 à 12% des enfants québécois et 4% des adultes sont concernés par le TDA/H. 

Pour obtenir un diagnostic, il y a généralement : 

  • Une ou plusieurs consultations avec le premier praticien rencontré : psychologue, psychothérapeute, psychopraticien, orthophoniste, pédiatre etc. 

  • Des questionnaires internationaux de prédiagnostic issus du DSM-5 pour le TDA/H, voire le Conners ;

  • Un test de QI pour mesurer la logique verbale, spatiale et visuelle, la mémoire auditive à court terme, la mémoire de travail en simple et double tâche (auditive et visuelle au WISC 5, seulement auditive au WPPSI 4 et WAIS 4) et la vitesse de traitement. Durant ces épreuves, on observe mais sans la mesurer la flexibilité cognitive, la planification, l'inhibition et la résistance aux distractions internes, la distractibilité, le fonctionnement neurovisuel/oculomoteur, des compétences verbales etc. Cela permet d’écarter ou de valider un possible le retard de développement intellectuel, de relever des éléments permettant de suspecter un Trouble du Déficit de l'Attention avec/sans Hyperactivité et de faire également des suspicions de troubles associés : troubles "dys", Trouble du Spectre Autistique (TSA) de type syndrome d'Asperger etc. et un éventuel Haut Potentiel Intellectuel associé. 

  • Un bilan d'attention et des fonctions exécutives. Chez l'enfant à partir de 5 ans et jusqu'à 16 ans 11 mois, le NEPSY 2 « attention et fonctions exécutives » permet de mesurer l’attention auditive sur consigne simple et double consigne, l’attention visuelle en lecture simple, lecture avec inhibition et en double tâche avec inhibition, la flexibilité cognitive, la planification des tâches en autonomie et sur consignes orales. A cela il convient d'ajouter la série d’épreuves de « perception sociale » car il est fréquent qu’un enfant/adolescent TDA/H identifie mal ses propres affects et ceux des autres, et qu'il présente des difficultés en théorie de l’esprit. Cela permet d'explorer des signes cliniques d'un éventuel Trouble du Spectre Autistique (TSA) de type syndrome d'Asperger où la perception sociale est très fréquemment touchée et qui peut être associé à un TDA/H.  

  • La consultation avec un médecin pédiatre, neuropédiatre ou pédopsychiatre spécialisé sur ces troubles pour faire la synthèse des bilans effectués, faire son évaluation clinique du patient afin d'établir, le cas échéant, un diagnostic. Cette dernière étape est très importante car c'est seulement le médecin qui peut établir le diagnostic médical. 

Le questionnaire proposé ci-dessous est issus du DSM-5 pour le TDA/H et il a été développé et publié dans le DIVA 2.0. Il est un des plus détaillés, nettement plus spécifique que le questionnaire de Conners qui mélange les questions avec d'autres troubles (opposition, anxieux etc.) ce qui masque souvent le TDAH au score moyen global, et peut faire passer à côté d'une suspicion. Il y a également le Baron-Cohen pour le syndrome d'Asperger adolescent. 

Pour le questionnaire  TDA/H, un item est validé si un seul exemple de situation est sélectionné, et il faut 5 items de TDA/H 1 à TDA/H 9 validés pour faire une forte suspicion. 

Les prises en charges peuvent être :

  • COGMED qui développe la connectivité neuronale et améliore le fonctionnement de la dopamine. Certaines études indiquent une efficacité comparable au traitement médicamenteux par méthylphénidate, dont l'étude citée par Stanislas Dehaene lors de son cours de 2014 au Collège de France à la Chaire de Psychologie Cognitive Expérimentale (accès au cours écrit - accès au cours vidéo) ;

  • Dosage des neurotransmetteurs (dopamine, noradrénaline, adrénaline et sérotonine plus la fluidité membranaire) et ajustement avec des compléments alimentaires. Le dosage urinaire et les compléments alimentaires sont en accès totalement libre, sans ordonnance médicale. Pas d'études médicales relevée dessus. 

  • Suivi médical et médicament à base de méthylphénidate (Ritaline, Concerta, Quasym, Medikinet) qui "stimule" la dopamine présente dans le cerveau. Cela est à voir avec le médecin pédiatre/neuropédiatre ou pédopsychiatre qui établit le diagnostic ou fait le suivi du patient. 

  • Thérapie plutôt de type comportementale pour le patient et /ou coaching scolaire ;

  • Guidance parentale (programme Barkley) pour les problèmes liés à l'éducation ;

  • Thérapie d'habiletés sociales quand les relations avec les autres sont difficiles ;

Attention aux comorbidités très fréquentes ! On peut retrouver d'associés : 

  • les troubles "dys" (dyslexie, dysgraphie, dysorthographie, dyscalculie) ;

  • le trouble logico-mathématique ; 

  • le trouble du langage dont le langage pragmatique ;

  • le Trouble d'Opposition et de Provocation (TOP) ;

  • les troubles neurovisuels/oculomoteurs ;

  • les Troubles du Spectre Autistique (TSA) de type "syndrome d'Asperger". 

  • Plus des éléments psychologiques. 

Pour vous documenter sur tous ces troubles, regardez les vidéos de la page Documentation de ce site qui réunit des conférences de différents spécialistes et chercheurs français et étrangers, ainsi que des témoignages.  

Lieux de consultations :

Le Mans : 36 avenue du Dr. Jean Mac ; 

Paris : 101 rue de Sèvres

Colombes : 8 avenue Ménelottes ; 

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SMS et téléphone : 06 31 04 69 58

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