Trouble du Déficit de l'Attention et des fonctions exécutives, avec/sans Hyperactivité, Impulsivité, la résistance à la distraction interne/externe, la gestion de la motivation, la gestion des émotions, la régulation de l'attention etc.

Aucun médicament ne guérit le TDA/H.

Les psychostimulants (RitalineConcertaQuasymMedikinet) favorisent une augmentation de la dopamine dans l’espace synaptique, ce qui a pour effet de réduire les symptômes d’inattention et d'apaiser généralement l’instabilité motrice. Ce traitement n'est donc pas contre l'hyperactivité comme cela est souvent dit, mais contre le déficit d'attention, et il a pour effet secondaire de généralement baisser l'hyperactivité motrice avec souvent un effet rebond le soir vers 17-18h après l’action du médicament. Parfois, il reste une hyperactivité cognitive qui amène un trouble de l’endormissement quand il n’était pas déjà présent avant la mise en place du traitement. Il est alors fréquent que de la mélatonine soit prescrite par le médecin pour favoriser l’endormissement.

Ce traitement peut provoquer/augmenter parfois un état déprimé et il réduit généralement le Trouble d'Opposition et de Provocation. L’effet positif ne dure qu’environ 4h et il existe des formes à libération prolongée pour agir durant la journée d’école avec une seule prise le matin. Il peut être accompagné de douleurs abdominales et céphalées durant les premières semaines d’installation du traitement.

Il amène généralement un manque d’appétit le midi et donc un jeûne qui peut s’accompagner d’une perte de poids. Il serait déconseillé en cas de prédisposition au TICs (dont syndrome Gilles de la Tourette) car il pourrait les aggraver. Il n’a a priori pas d’effet d’accoutumance ni de dépendance.

Malgré ces inconvénients, il peut être essentiel dans la prise en charge thérapeutique, et c’est au médecin d’évaluer cela avec la famille.

Il existe des non stimulants comme le Strattera (atomoxétine), interdit en France mais indiqué à l'étranger dans le traitement du TDA/H. Son temps d'action est nettement plus long que celui des psychostimulants, mais il demande 3-4 semaines de traitement avant d'avoir des effets positifs.

Enfin, le médecin prescripteur doit être praticien hospitalier. Et naturellement, il est préférable de rencontrer un spécialiste du TDA/H (et pas seulement un pédiatre, neuropédiatre ou pédopsychiatre non spécialiste) pour une éventuelle mise en place de ce traitement. 

Les études indiquent indiquent que les adolescents traités par méthylphénidate sont moins attirés par les drogues (alcool, cannabis etc.) que les autres qui peuvent chercher dans ces toxiques un apaisement des symptômes et une action sur leur dopamine qui dysfonctionne. Il peut y avoir un retard de croissance allant de 0,5 cm à 2 cm selon certaines études dans le cas d'une prise continue du traitement, mais c'est rarement le cas en France. Bien que très controversé en France, contrairement aux anxiolytiques ou neuroleptiques qui peuvent être prescrits à des enfants/adolescents, il existe de nombreuses études médicales sur la prise de ce médicament. 

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