Trouble du Déficit de l'Attention et des fonctions exécutives, avec/sans Hyperactivité, Impulsivité, la résistance à la distraction interne/externe, la gestion de la motivation, la gestion des émotions, la régulation de l'attention etc.

En France, la question de la prescription du méthylphénidate (RitalineConcertaQuasymMedikinet), est très controversée, mais pas dans le reste de l'Europe. Lire ici le rapport du 11 mai 2017 de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament et le dossier d'information

Ceux qui s’opposent au traitement mettent principalement en avant le risque de conduites addictives à l’âge adulte, le fait de "droguer" les enfants, et le risque de dérive de l’usage. Ce sont aussi souvent les mêmes qui s’opposent au diagnostic de TDA/H, et abordent la question à partir de théories psychanalytiques ou familiales, et qui prescrivent parfois des anxiolytiques, antidépresseurs, ou antipsychotiques aux mêmes enfants, mais pas de méthylphénidate. De l'autre côté, les études indiquent que la prise de psychostimulant réduit le risque de consommation de toxiques à l'adolescence et après. Il semble que la question purement médicale soit dépassées par des enjeux idéologiques. Et il sembleraient que les praticiens opposés au diagnostic de TDA/H soit aussi ceux qui fréquentent le moins les congrès qui lui sont consacrés. 

Ceux qui préconisent cette prescription mettent en avant les bénéfices sur les symptômes qui s’apaisent très rapidement quand le dosage est bien adapté (et si le patient réagi bien à ce traitement), la possibilité pour l’enfant de suivre enfin normalement sa scolarité, sans être « handicapé » par le TDA/H, et un apaisement de la vie familiale. Mais aucun médicament seul ne résout tous les problèmes liés au TDA/H. Et penser que tout ira mieux en prenant de la RitalineConcertaQuasymMedikinet (méthylphénidate) est une erreur. Il faut aussi de la guidance parentale, une thérapie du patient plutôt basée sur l'analyse des comportements et l'identification des émotions. Il faut parfois aussi des adaptations scolaires, et bien sûr de la remédiation cognitive (cogmed ou autre) pour développer de façon durable ces fonctions déficitaires, et pas seulement booster la dopamine pendant 7-8 heures avec le médicament. On peut également travailler sur les neurotransmetteurs avec des préconisations alimentaires et des compléments alimentaires, après l'analyse d'un dosage des neurotransmetteurs, en complément de la prise en charge rééducative et médicale.

Selon de récentes données, la France comptait entre 500 et 700 enfants sous méthylphénidate en 1995, et environ 9.000 en 2008. En mars 2008, il y a eu 183.700 boites de méthylphénidate vendues en France contre 476.900 en mars 2013, soit une augmentation de presque 160% en 5 ans. Sur cette même période, le nombre de personnes prenant du méthylphénidate aurait augmenté de 83%, et avec une augmentation de 114% chez les moins de 20 ans. Cette impressionnante augmentation est à mettre en perspective avec la prescription faite dans les autres pays européens, et aussi avec les autres psychotropes prescrits en France et en Europe. Ainsi, notre pays ne prescrirait que pour 0,6% des enfants contre 0,8% à 2% dans les autres pays européens, et bien loin derrière les USA où la prescription peut être détournée. Nous sommes donc les moins prescripteurs en Europe et face aux USA. 

La prescription française de méthylphénidate n’est pas systématique : elle vient seulement si les symptômes sont insupportables, si cela nuit à la scolarité de l’enfant, et souvent en cas d’échec d’une prise en charge non médicamenteuse de type guidance parentale ou thérapie (comportementale, analytique, familiale etc.) et remédiation cognitive. A moins que les symptômes ne soient trop envahissants et que le traitement soit prescrit dès le début en complément des autres prises en charge.

En France, cette prescription a pour but partiel de lutter contre les inégalités scolaires induites par le TDA/H, lequel perturbe les apprentissages des enfants, ceci allant parfois jusqu’à la déscolarisation, ou des orientations scolaires inadaptées ou largement en dessous des capacités cognitives des enfants. 

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