Troubles du Spectre Autistique

Syndrome d'Asperger, autisme de haut niveau

Le diagnostic...

Il est d'abord nécessaire d'avoir une consultation avec un praticien impérativement spécialisé car les Troubles du Spectre Autistique (TSA) de type "syndrome d'Asperger" sont très mal connus en France, et peuvent être confondus avec des diagnostics psychologiques (dépression etc.), psychiatriques (bipolarité, schizophrénie), phobiques (scolaire, sociale etc.), des carences éducatives (enfant au comportement social inadapté) etc.

Par exemple, une difficulté de décodage des interactions sociales, avec un versant inhibé et anxieux, est parfois confondu avec un délire paranoïaque sur fond de schizophrénie. Tout comme un TDA/H avec des phases de nouveauté stimulant la motivation, puis qui baisse fortement après une habituation (lien avec la voie dopaminergique impliquée dans le TDA/H) peut être pris pour un trouble bi-polaire. 

S'adresser à un médecin notoirement spécialisé est donc essentiel. Les associations de patients savent généralement qui sont les praticiens formés, et ceux non formés. 

 

Pour l'enfant et l'adolescent jusqu'à la veille des 17 ans, il nécessaire de passer les bilans neuropsychologiques suivants :

  • Test de QI (WPPSI 4 ou WISC 5 ou WAIS 4 selon l'âge) ;

  • NEPSY 2 "perception sociale" qui est conçu pour le diagnostic du TSA, plus la série complète d'épreuves "attention et fonctions exécutives" car un patient sur deux a un TDA/H associé. 

  • L'ADI-R avec les parents pour évaluer le développement de l'enfant sur sa toute petite enfance ; 

  • L'ADOS 2 avec le patient.

  • Consultation avec un médecin spécialisé. 

Pour l'adulte, avant de s'engager dans des bilans pour le diagnostic d'un Trouble du Spectre Autistique de type syndrome d'Asperger, il est utile d'avoir une bonne documentation sur des sites officiels d'associations, et de faire ces deux questionnaires de pré-diagnostic :

Attention, ces questionnaires sont incomplets car ils n'évaluent pas tous les signes cliniques d'un TSA. Ils doivent être complétés par une anamnèse spécifique pour évaluer la qualité des signes cliniques, comme par exemple les interactions sociales, et non seulement leur quantité. On peut avoir un TSA et regarder dans les yeux, ou avoir des amis. Cela n'est absolument pas opposé. Le TSA, s'il touche les interactions sociales amicales, il se situera dans ce cas par exemple sur la qualité des relations et non sur le fait d'en avoir ou pas etc.

Et il faut remplir ces questionnaires sans adaptation sociale, tel que l'on ferait sans "jouer un rôle". 

Ensuite, il est nécessaire de passer le WAIS 4 (test de QI) et passer et passer l'ADOS 2 module 4. 

Une fois ces bilans faits, il faut consulter un psychiatre, pédopsychiatre ou pédiatre/neuropédiatre impérativement spécialisé sur ces troubles pour, le cas échéant, établir le diagnostic final. 

De récentes études épidémiologiques faites aux USA indiquent qu'une naissance sur 36 est avec un TSA (léger ou plus marqué). Or, on diagnostiquait une personne sur 5000 en 1975... Il y a une naissance sur 38 en Corée du Sud en 2011, une sur 68 en Chine en 2013 et en 2010 aux USA. La prévalence généralement avancée en France d'une naissance sur 100 est bien loin de ce que l'on observe dans les autres pays... 

De plus, de nombreuses études s'intéressent aux liens entre les TSA et une dysbiose intestinale avec des liens étroits de notés. Pour vous documenter, regardez les conférences sur cette page

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